1965
3 mai naissance à Dudelange (Grand Duché du Luxembourg) de père français et de mère espagnole, deuxième et unique fille d’une fratrie de 4 enfants.

1965-85
Marie-Esther vit avec ses parents et ses 3 frères dans le tout petit village d'Entrange en Moselle et se passionne très vite pour le dessin et la peinture. Nombreuses virées dans la campagne environnante. Elle apprécie se plonger dans les forces vives de la nature omniprésentes dans son lieu de vie.

1972-76
Une scolarité sans problème mais Marie-esther veut être peintre et pour son entourage ce n’est qu’un vœux d’enfant tout juste entendu. Toutefois, sa mère et  son instituteur remarquent son goût pour le dessin et cela l’encouragera.

1976-81
Son intérêt va grandissant pour les lettres et les arts. A 13 ans, sa mère lui offrira ses premiers tubes et c’est en autodidacte qu’elle découvrira la peinture à travers les grands maîtres. Sa mère l’aidera beaucoup à parfaire sa culture artistique en lui fournissant au fil des ans matière à travailler par le biais de livres, magazines, reproductions…

1983
Commence la peinture à l’huile et signe ses premières toiles.

1984-88
Le cubisme l’interesse , l’expressionnisme la fascine, l’abstraction l’impressionne. Au bac, elle commentera « Guernica » de Picasso à l’oral d’espagnol, quelle joie !
Elle choisira de faire les Beaux-arts mais ses parents hélas n’encouragent pas une carrière artistique, l’interdisent même. C’est par dépit que Marie-Esther étudiera alors l’espagnol à l’Université de Nancy II. Mais cette frustration ne brisera jamais la volonté ni la persévérance qui l’ont mené jusqu'ici.
Elle vit dans un petit appartement et cette autonomie lui donne des ailes. Les cours de civilisations espagnoles lui révèlent alors la peinture hibérique du Greco, de Velasquez, Zurbaràn ou encore de Goya et Picasso. Elle veut tout connaître et sait alors avec certitude qu’un jour elle peindra.  Elle se rend à Paris régulièrement en cachette pour y voir les plus grands : Matisse, Picasso, Van Gogh, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Rubens. Elle peint toujours le soir après les cours, la nuit même ce qui lui vaut beaucoup d’absences sur les bancs de la fac.

1988
En licence d’espagnol, elle ne se présentera pas aux examens et abandonne au grand désarroi de ses parents. Marie-Esther ne sera pas professeur d’espagnol.

1989
Elle bifurque et se retrouve à travailler dans le Luxembourg nocturne des restos, des cafés, des bars. Elle rencontre sans le savoir alors des artistes luxembourgeois comme Dany Prum, Tun Wen Margue, Robert Brandy dont elle apprécie et suit le travail.

1989-97
Après une formation de 2 ans via le CNED, Marie-Esther atterrit sur la place financière luxembourgeoise comme cambiste dans une banque mexicaine puis pour un groupe danois. Le marché des changes est un milieu dur et très masculin et elle y consacrera 5 années avant de démissionner.

1994
Elle rejoint l’agence de presse Reuters Ltd de Luxembourg où elle rencontre Thierry Bourget qui deviendra plus tard son mari . Continue toujours à peindre à ses heures perdues mais trop peu à son goût.

1995
Au cour d’un voyage à New-York puis Chicago, elle découvre la peinture américaine…l’expresionnisme abstrait. C’est l’électro-choc. L’aventure non-figurative est en route.

1997
Le temps qu’elle consacre à la peinture est vraiment insuffisant pour elle et décide d’abandonner sa carrière dans les sphères financières pour un job dit-elle moins prenant et moins stressant.
Elle deviendra assistante de direction à la Banque Privée Edmond de Rothchild à Luxembourg toujours.
En août, son mari est promu à Bruxelles et c’est sans hésiter qu’elle quittera son travail pour l’y suivre. C’est là que tout va s’accélérer pour l’artiste et peut enfin se consacrer à la peinture. Elle va cotoyer pendant près de 4 ans des artistes belges comme Béatrice Vastrade, Michel Bocart ou encore Françoise Van Ré, dans leurs ateliers bruxellois. Formation de 4 ans dans une école d'arts graphiques. Découverte des peintres belges comme Rick Wouters, Théo Van Rysselberghe, James Ensor, Vogels , Oleffe,  Artan et bien d’autres. Marie-Esther peint presque tous les jours. Elle s’essaye au paysage mais aime par-dessus tout les natures mortes et les personnages, ses petits vieux comme elle dit.

1999
Naissance de la petite Camille. Fait une pause à l'aquarelle.

2000-04
Débute un séjour de 4 ans en Suisse allémanique (Zürich) - Animation d’un atelier d’arts plastiques (principalement d’aquarelle pour adultes) – Partage d’un atelier avec l’artiste suisse romande Cornélia Patthey.

2002
La rencontre avec l’artiste suisse Alexandre Jeanmaire ainsi que la peinture américaine et anglaise de la seconde moitié du XXe vont marquer ce passage à l’abstraction. Cornélia, avec qui Marie-Esther travaillera près de 4 ans , lui donnera quelques clés qui l’ouvriront définitivement à une approche plus abstraite de la peinture.

2003
Elève de l’aquarelliste autrichien Wilhelm Fikisz (élève de Bernhard Vogel).
Après une période figurative voire même hyper-réaliste, elle se débarrasse du détail, de l’inutile dit-elle pour atteindre une écriture pure de la forme mais sans l’image laissent la part belle à la composition, la couleur et la matière. Ainsi l’artiste délaisse les représentations purement figuratives pour n’exprimer que des nécéssités intérieures sans jamais oublier la part du réel et le monde qui l’entoure.

2004-2005
Retour en France – S’inscrit et fréquente «Les Ateliers d’arts plastiques de Chennevières ». Elève d’Alain Bonnefoit avec qui elle découvre la magie du trait dans le sumi-e.
Elle continue le travail vers la non-figuration en utilisant  l’acrylique sur toile et papier comme médias principaux. Mais aussi elle y ajoute d'autres matières, des collages de papiers, tissus, sables, des craie grasses…, tout ce qui peut donner force et sens à sa démarche picturale.
L’héritage pictural de Rothko, Still, De Kooning, Diebenkorn, Motherwell, Stamos, ou encore Scully, Blow et Héron pour ne citer qu’eux, sera un véritable vecteur pour l’artiste.

2006
Présidente de l’association « Les Ateliers d’arts plastiques de Chennevières », création d'ateliers/cours pour adultes et enfants.
Elève de Thibault de Reimpré. Elle admire son travail et aime bavarder avec lui non pas d’égal à égal mais comme un élève et son maître, un père et sa fille. Un bien grand homme à ses yeux et quel immense peintre. Ces moments d’échanges avec lui trop rares mais ô combien intenses et précieux, vont définitivement sceller ce lien à la peinture abstraite.
Elle trouve un atelier en dehors de la maison et tous les jours elle se rend « au boulot » dit-elle.
Sa peinture change, s’enrichie pour devenir plus puissante et s’inscrit alors une gestuelle plus affranchie et des tonalités de couleurs plus tranchées. Elle ose la matière, les couleurs, les formes, le noir et cela dans les grands mais aussi dans les plus petits formats.
Aujourd’hui, peindre est une nécéssité, créer un besoin et elle se rend compte que c’est une chose simple et fragile dans le sens du beau, du bon mais aussi longue et parfois douloureuse car la part de labeur est énorme et le doute omniprésent.



Biographie